J’ai rencontré le rebirth au cours d’un stage de développement personnel en résidentiel sur le thème de l’Intuition.

Cette respiration nous avait été présentée comme un moyen de libérer les émotions liées à des situations difficiles de notre enfance ou de notre naissance et qui constituaient des freins à l’émergence de notre intuition.

Après avoir passé un jour et demi à travailler sur nos freins, nos croyances limitantes … arrive le moment du Rebirth. La respiration a donc démarré, chacun allongé sur son matelas dans une salle dans une demi-pénombre. Je me souviens avoir fourni beaucoup d’efforts pour respirer par la bouche et aussi pour soutenir un rythme régulier. La pensée que je ne tiendrais pas longtemps m’a vite traversée. Fort heureusement, le rythme du groupe m’a aidée. Ma tête était remplie du bruit de ma respiration et de celle du groupe.

Comme St Thomas je demandais à voir !

Bien que nous ayons été avertis sous toutes les coutures des effets possibles de la respiration, moi comme St Thomas je demandais à voir ! Eh bien j’ai vu : en peu de temps j’ai ressentis des picotements, mes mains et mes bras se sont alourdis, puis mes jambes et je voyais défiler des couleurs sous mes yeux que je n’arrivais plus à ouvrir ; J’avais du mal à remplir ma poitrine qui semblait enfermée dans un carcan. Mes pensées affluaient comme un déferlement. En fait je me souviens de ma peur, je voulais que ça s’arrête ! Je n’y arriverai pas ! C’est trop dur ! De temps à autre, une voix me murmurait à l’oreille, « avec le souffle, continue, tu traverses avec le souffle », parfois j’avais conscience que l’on appuyait sur mon plexus, j’avais chaud, j’avais la bouche sèche … malgré tout j’ai continué à respirer comme je pouvais avec la ferme volonté de me « sortir de là ». Puis plus rien, juste mon corps lourd. Les larmes ont alors surgi, je me souviens de ce gouffre que j’ai ressenti en moi et puis cet énorme chagrin. Je n’avais qu’une issue le souffle, et le souffle, et encore le souffle … jusqu’à ce que mon corps se calme. Puis est venue cette sensation que mes muscles se relâchaient. Je m’enfonçais dans le matelas ? J’avais cette sensation physique en tout cas… Puis, j’ai commencé à ressentir comme des bulles le long de ma colonne vertébrale, (impressionnant et agréable) j’ai eu l’impression qu’elles gagnaient tout mon corps, comme des bulles de lumière. Et alors, quel calme, quel silence, un lieu immense, je ne pensais plus, j’avais l’impression d’avoir atteint la taille d’une tête d’épingle… immensité, sans limites, un genre de clarté et tout était léger, quelle paix, quelle quiétude !!

Je me souviens que le temps d’intégration qui a suivi avait été suffisamment long pour que s’installe en moi la sensation d’avoir fait un long voyage.

C’est bien mon corps qui a manifesté tout ça ?

Au retour à la réalité, quelle légèreté en moi ! Pendant le partage qui a suivi, je n’en revenais pas : c’est bien mon corps qui a manifesté tout ça ? En fait je me suis sentie vivante, présente dans mon corps autrement qu’à travers les courbatures, la fatigue, ou bien encore un bon rhume. J’ai réalisé à quel point mon corps est précieux. J’ai pris conscience de la force qui m’habitait et surtout à quel point mon corps avait emmagasiné de « choses » : la peur, la colère, la sensation de vide …

Voilà ce qui me reste en mémoire après plus d’une vingtaine d’années. Durant cette semaine, il y eut plusieurs rebirth au cours desquels j’ai fait le tour des toutes les émotions existantes, je ne sais plus dans quel ordre, et toujours avec ce calme, ce soulagement et cette légèreté avec lesquels je revenais à la réalité.

Les deux systèmes nerveux autonomes, sympathique et parasympathique, se régulent progressivement. La respiration circulaire s’installe, dans le corps peuvent alors se manifester des fourmillements, des tremblements, des sensations de picotements. Le « rebirthé » est alors en état de conscience modifié : plusieurs émotions peuvent surgir éventuellement accompagnées de prises de conscience, d’images de souvenirs … La respiration dont le rythme peut varier, reste le vecteur permanent pour traverser les émotions et les manifestations physiques en conscience et ainsi les transmuter.

C’était bon d’avoir pris du recul, d’avoir donné du sens, d’avoir commencé à tirer un fil qui éclairait tant de choses. Le fait d’avoir « goûté » à ce calme intérieur a été un déclic !

C’était suffisant pour que je décide de continuer l’investigation et cette semaine n’avait été qu’un début ! La suite, je l’écris encore d’une autre façon, en accompagnant ceux et celles qui sont prêts à faire l’expérience !

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